Lettre à l’homme qui m’a traitée comme une option.

Teddy Tanier/ janvier 15, 2020

Lettre à l’homme qui m’a traitée comme une option.

Cher leçon, toi que j’ai dû apprendre…

Si je devais expliquer tout ce que j’ai vécu en un seul mot, ce mot serait certainement « attente». J’étais toujours dans l’attente de quelque chose, dans l’attente que tu sois prêt, que tu n’aies plus peur de t’engager, que tu répondes à mes messages, que tu m’appelles, que tu me choisisses, que tu sois sûr de nous et la liste est sans fin.

Si j’avais continué à te laisser aller et venir dans ma vie, je serais encore en train d’attendre. J’aurais pu te donner des millions de chances, peut-être est-ce ce que j’ai fait, je ne sais plus… Mais le résultat aurait été le même – ça n’aurait jamais marché, parce que tu ne m’aurais jamais aimée comme je le mérite ou comme je t’aimais.

Dire tout cela ne rend pas les choses plus faciles, ça me permet juste d’affronter enfin la réalité. J’ai perdu beaucoup trop de temps, dans l’espoir que tu réalises, que tu me voies enfin et que tu comprennes enfin que nous aurions pu être heureux ensemble si tu nous avais donné une vraie chance.

Mais tu n’aurais certainement jamais réussi à faire ça, n’est-ce pas ? Tu étais émotionnellement détruit, tellement effrayé d’aimer que tu ne voyais aucune autre option, si ce n’est celle de me tenir autant écartée de ton cœur autant que possible, en te trouvant des excuses.

Tu n’as jamais beaucoup parlé, pas des choses importantes en tous cas.

Mais les rares fois où tu t’es ouvert à moi sont celles qui m’ont permis de tomber amoureuse de toi. Tu me serrais si fort, tu m’embrassais avec tant de passion que je ne pouvais pas m’empêcher de penser que tu éprouvais de réels sentiments pour moi. En ces rares occasions, tu étais tout ce dont j’avais toujours rêvé. Mais la plupart des temps, tu étais juste distant, à penser à ta vie.

Je suppose que tu as fait le minimum, juste ce qu’il fallait pour me garder près de toi, mais jamais trop près. Et ce « minimum » a été suffisant pour un temps. Tu savais que tu pouvais toujours revenir vers moi, quel que soit le temps que nous avions passé séparés ou sans se donner de nouvelles.

Tu sais que c’était plus fort que moi, que je ne pouvais rien faire d’autre que te laisser revenir. Tu as compris à quel point mon amour pour toi était profond et tu en as profité.

Je n’ai jamais été ta priorité et tu me l’as prouvé à de maintes reprises, via tes mots et tes actes. Je n’étais qu’une fille se contentant de miettes, miettes de ton affection et de ton attention. Et ça a été ma plus grosse erreur, parce que je t’ai laissé me maltraiter.

En me contentant de ce minimum, je ne suis devenue qu’une option et c’est la pire chose à faire à quelqu’un qui, au contraire, fait de toi sa priorité. En me contentant de moins que ce que je méritais, je me suis fait du mal. En restant à tes côtés, j’ai brisé mon propre cœur.

Tu me racontais systématiquement les histoires que je voulais entendre.

Surtout des histoires de nous ensemble dans un avenir proche, quand le moment serait venu… Pourquoi gâcher ce que nous avions, pourquoi avoir besoin de mettre une étiquette sur notre relation, pourquoi avoir besoin que les autres nous voient et sachent pour nous ?

Et tu n’avais de cesse de me répéter tout ça et je te croyais. Encore aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi je t’ai cru. Je suppose que quand on s’investit de tout son cœur, on perd tout bon sens et on devient incapable d’affronter la réalité des choses.

La seule chose qui m’a permis d’ouvrir les yeux, ce sont mes larmes, beaucoup de larmes. J’ai eu l’impression d’être face à un mur. Je me suis donnée tout entière, mon amour, ma compréhension, mon respect, mon engagement et tu n’as jamais fait d’efforts pour faire la même chose. Tu m’as prise pour acquise et tu t’es juste dit que ça suffirait, que je te laisserais toujours ‘entrer’.

Et à un certain moment, j’ai pensé la même chose, crois-moi.

Mais j’ai eu une révélation et j’ai enfin vu les choses telles qu’elles étaient vraiment. J’ai compris que si je restais avec toi, que si je restais dans cet ascenseur émotionnel, j’allais tomber malade.

Chaque fois que j’ai eu l’impression que nous avancions, tu m’as laissée tomber. Chaque fois que j’ai cru en tes promesses, tu m’as déçue. Chaque fois que tu as fait quelque chose qui m’a rendue heureuse, j’en ai ensuite payé le prix par des larmes. C’est pour cette raison que j’ai dû y mettre un terme.

Je ne pouvais pas continuer à te laisser me traiter comme ça. Je devais me respecter et ne plus te laisser entrer dans ma vie. Je devais cesser de perdre mon temps et réaliser que tu ne serais jamais prêt. Je devais protéger mon cœur, parce qu’il ne pouvait plus supporter tes allées et venues dans ma vie.

Je devais passer outre mes sentiments et me souvenir ce que je méritais. Je devais m’éloigner de toi pour me retrouver, m’aimer et être heureuse par moi-même. Je devais devenir ma propre priorité, pour que tu cesses de me traiter comme une option.

Source : Leah Lee : https://herway.net/life/a-letter-to-the-man-who-treated-me-as-an-option/

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