
Je suis fatiguée.
Fatiguée d’être celle qui tient bon, celle qui garde le sourire, celle qu’on croit inébranlable.
Fatiguée de devoir être forte pour tout le monde, même quand, à l’intérieur de moi, tout s’effondre doucement.
Je porte les autres, encore et encore, comme si c’était mon rôle, ma mission.
Je donne sans compter, j’écoute, je console, je soutiens… mais qui prend la peine de me demander comment je vais?
On croit que je vais bien, parce que je ris, parce que je continue, parce que je ne laisse rien paraître.
Mais parfois, je pleure. Non pas parce que je suis triste, mais parce que j’ai été forte trop longtemps.
La femme qui sourit pour ne pas s’effondrer
On dit que je suis une femme courageuse, indépendante, passionnée, pleine de vie.
Celle qui avance, qui inspire, qui illumine une pièce avec un simple sourire.
Mais personne ne sait que ce sourire est parfois une armure, que derrière la joie il y a des nuits sans sommeil et des silences trop lourds à porter.
Je suis cette femme qu’on admire pour sa force,
celle qu’on appelle quand tout va mal,
celle qui trouve les bons mots pour apaiser les autres…
Mais quand vient mon tour de flancher, il n’y a plus personne.
Parce que les gens oublient que même les piliers se fissurent.
La force qui cache la douleur
Le jour, je joue mon rôle.
Je me pare de mon plus beau sourire, j’enfile mes certitudes comme une armure,
et je traverse la vie, digne et droite, même si mes genoux tremblent parfois.
Mais la nuit… la nuit, tout revient.
Les doutes, les peurs, les souvenirs, les blessures qu’on cache derrière la pudeur.
Et dans le silence, je redeviens cette personne vulnérable que personne ne connaît vraiment.
Celle qui voudrait crier, pleurer, et être prise dans les bras juste une fois sans devoir être « la forte ».
Je me bats seule contre mes démons, parce que j’ai appris que montrer sa faiblesse,
c’est offrir une arme à celui/celle qui juge trop vite.
Alors je me tais.
Et j’endure.
L’invisible combat des âmes solides
On me voit comme la fille solaire, le rayon de bonne humeur,
celle qui trouve toujours une solution, qui porte les autres à bout de bras.
Mais personne ne sait à quel point c’est épuisant d’être le refuge de tout le monde
quand on ne trouve soi-même nulle part où se reposer.
Je souris pendant qu’à l’intérieur, tout s’écroule.
Je rassure pendant que je tremble.
Je fais semblant d’aller bien, parce que je ne veux pas inquiéter, ni déranger.
Et chaque soir, quand je ferme la porte, le masque tombe.
Alors, je m’assois dans le silence et j’affronte ce que personne ne voit:
mes insécurités, mes blessures, mes peurs, et mes failles.
Mais malgré tout, malgré la fatigue, malgré la douleur,
je continue.
La force silencieuse
Parce qu’au fond, c’est ça, la vraie force.
Ce n’est pas de ne jamais tomber.
C’est de se relever, encore, une fois de plus, même quand plus rien ne fait sens.
C’est d’avoir le cœur en lambeaux et de continuer à aimer.
C’est d’avoir les larmes aux yeux et de continuer à sourire.
» Je ne veux plus d’un amour où je dois me battre pour exister. Je veux un amour où je peux enfin poser les armes. » – Inspirant.fr
Chaque matin, je choisis la positivité, même quand tout est chaos.
Je choisis d’avancer, de créer, de vivre, même quand je n’ai plus la force pour.
Et cette persévérance, cette douceur qui survit à la douleur, c’est ça, le vrai courage.
Et si la force, c’était aussi le droit d’être faible?
Peut-être qu’être forte, ce n’est pas tout supporter.
Peut-être que c’est avoir le courage d’admettre qu’on est fatiguée.
De dire « j’ai mal », sans honte, sans peur.
De lâcher prise, juste un instant,
et de se permettre d’être humaine.
Parce qu’il y a une immense beauté dans les cœurs qui continuent à aimer malgré tout.
Dans les femmes qui pleurent la nuit mais se lèvent chaque matin pour recommencer.
Dans celles qui tombent, mais qui se relèvent, toujours.
Oui, même la femme la plus forte se fatigue.
Mais c’est aussi pour cela qu’elle est si belle, si vraie, si rare.
Je suis fatiguée d’être forte
Fatiguée d’être celle qui porte tout, celle qui sourit quand son cœur se brise, celle qui écoute les peines des autres alors que les siennes étouffent en silence. Fatiguée de cette armure étincelante que j’enfile chaque matin, comme une seconde peau, pour que personne ne voie les fissures. Fatiguée de devoir sauver le monde quand je me noie moi-même.
On me décrit comme la femme indestructible: celle qui relève les défis avec grâce, qui trouve des solutions, qui illumine les pièces par sa simple présence. On me dit que j’ai « tout pour réussir », que je suis « si forte », « si inspirante ». Mais ce qu’on ne voit pas, c’est que je joue un rôle. Celui de la guerrière invincible, de l’amie infaillible, de la femme qui n’a jamais peur.
Pourtant, la nuit tombe. Et avec elle, l’armure se brise.
« Et je suis las de cette brume qui m’efface. Je suis fatigué de cette misère et j’imagine un amour que je pourrais vivre sans pleurer. J’imagine un amour où je pourrais mourir sans regret. »
— Jacques Prével

