A vivre seul, au moins quelques années

Teddy Tanier/ octobre 9, 2020

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vivre seul
Pixabay


A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l’espace en soi et autour de soi.

A vivre seul, on apprend à choisir ses relations au lieu de les supporter, de s’en accommoder.

Sauvage et sociable tout à la fois, l’individu solitaire ne se croit pas obligé d’aller à des repas de famille, de participer à des fêtes dont les convives l’ennuient. Et de cela il ne se sent nullement culpabilisé parce qu’il est en accord avec ce qu’il fait. 

Se tenir en solitude, c’est chérir une situation propice à inattendu, à l’incroyable dont les tableaux de Van Eyck et de Brueghel esquissent l’apparition. 

C’est se vouloir disponible, absolument; et non disponible pour quelque chose, en attente de quelqu’un. 

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C’est se tenir dans la fraîcheur du commencement. 

C’est donc un état émerveillé.

Le chemin intérieur est toujours solitaire et ensoleillé.
Il requiert une vigilance de chaque instant.
Pour voir et entendre les signes qu’offrent le ciel et la vie.
Pour accepter ou saisir les invitations, les cadeaux, les mains tendues.

La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.

JACQUELINE KELEN

Jacqueline Kelen est une écrivaine française diplômée de lettres classiques et productrice elle a écrit plus de 70 ouvrages parus entre 1982 et 2020.

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