Elle avait l’air trop humaine pour n’être qu’une simple personne

Teddy Tanier/ octobre 29, 2020

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trop humaine
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Plume d’Elle

Elle avait l’air trop humaine pour n’être qu’une simple personne, je veux dire, elle ne semblait pas du genre à passer au dessus de la vie avec légèreté et insouciance, l’armure pouvait être là, brillante et intacte, mais à l’intérieur ça cognait dur, je le voyais dans ses yeux, ces soirs quand elle venait descendre ses deux ou trois vodkas dans le fond du bar. 

Parfois je l’observais longuement, elle pouvait garder les yeux au ciel des minutes entières, je ne sais pas si elle priait ou bien si elle combattait quelques démons destructeurs, mais putain qu’elle était belle, elle avait Les larmes au bout des doigts comme un chapelet de tristesse, j’imaginais son âme teintée du bleu dont sont faites les ecchymoses, mais entre lesquelles perçaient, comme des lasers fouillant une obscurité poussiéreuse, une vie à la recherche d’espoirs salvateurs. 

Ce soir là la boîte était bondée, mais le seul bruit qui m’empêchait de penser, c’était ce vacarme silencieux que faisait son âme, un champ de bataille où se déroulaient toutes les guerres de la création. 
Quand la boîte se vida, il ne resta plus qu’elle, seule comme une étoile perdue dans un ciel en plein jour, alors je suis allé la voir pour lui parler, 

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Elle a levé les yeux vers moi et je lui ai souri. 

C’est alors que son visage, qui, quelque secondes avant n’était plus ce marbre taillé au burin de la douleur, elle illumina le fond de cette boite. Elle avait besoin d’un sourire, d’un simple sourire, celui du cœur, celui qui ne juge pas, celui qui aime… 

Je vous le dis franchement, je ne suis pas le genre bon samaritain, celui qui recueille les anges brisés, qui recolle les plumes sur leurs ailes abîmées et les remet dans la nature, non, moi j’avais envie d’Elle, de toute sa personne, de tout son être, je voulais partager ses fièvres, ses délires, ses vengeances, ses illuminations ! 

Des plumes, je voulais quelqu’un qui puisse aussi en recoller, et croyez-le ou non, mais c’est à ce moment précis, lorsque ses lèvres ont réussi à faire de l’ombre à la douleur, que j’ai senti les miennes reprendre vie.

Jean Roadisi

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