Est-ce qu’un sourire peut changer le cours d’une vie ? Voilà une bonne question.

Teddy Tanier/ janvier 28, 2020

sourire peut changer

Est-ce qu’un sourire peut changer le cours d’une vie ? Voilà une bonne question.

La preuve : elle continue de vivre bien après que l’on y a répondu, que cette réponse soit oui ou qu’elle soit non.

Elle se moque de sa réponse.

Elle file la vie, vagabonde, musarde, bat des ailes – papillon de la question insoucieux du filet des réponses.

Est-ce qu’un sourire, sachant qu’il ne dure jamais qu’un dixième de seconde, est assez solide pour y bâtir sa vie entière, des années et des années ?

Pas de réponse, au diable les réponses, au diable les années et les années.

Le vrai bonheur, c’est çà : un visage inconnu, et comment la parole peu à peu l’éclaire, le fait devenir familier, proche, magnifique, pur –

Extrait de Geai Christian Bobin

Résumé : « Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire. » Geai, un conte dont le héros est un enfant rêveur qui connaît une complicité enthousiaste avec le fantôme d’une femme morte depuis longtemps. « Geai, c’est un chant qui vient de l’enfance, et qui y retour=ne, pour rejoindre cet amour qui manque à tout amour » explique l’auteur.

2ème : Extrait de L’Epuisement 

J’ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d’être seuls et demandent au couple, au travail, à l’amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l’amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie.

Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d’être seuls fait d’eux les personnes les plus seules au monde.

Christian Bobin

Nationalité : France 
Né(e) à : Le Creusot, Saône-et-Loire , le 24/04/1951
Biographie : 

Christian Bobin est un écrivain et poète français.

Après avoir étudié la philosophie, il a travaillé pour la bibliothèque municipale d’Autun, à l’Écomusée du Creusot et a été rédacteur à la revue Milieux; il a également été infirmier psychiatrique.

Ses premiers textes, marqués par leur brièveté et se situant entre l’essai et la poésie, datent des années 1980. Ils sont publiés aux éditions Brandes, Paroles d’Aube, Le temps qu’il fait, chez Théodore Balmoral, et surtout chez Fata Morgana (où il publie notamment Souveraineté du vide et Lettres d’or). 

Connaissant le succès à partir notamment d’Une petite robe de fête (1991), il reste un auteur assez discret. 

En 1992, il rencontre un autre succès, grâce à un livre consacré à saint François d’Assise: Le Très-Bas, Prix des Deux Magots en 1993 et Grand Prix catholique de littérature. Il publie en 1996 La Plus que vive, hommage rendu à son amie Ghislaine, morte à 44 ans d’une rupture d’anévrisme.

Ses thèmes de prédilection sont le vide, la nature, l’enfance, les petites choses. 

Chroniqueur, il tient la rubrique « Regard poétique » pour le bimensuel Le Monde des Religions. 
Il a également préfacé ou postfacé quelques ouvrages, notamment deux livres de Patrick Renou.

Il reçoit le Prix d’Académie 2016 pour l’ensemble de son œuvre. 

Source : Le Monde des Religions

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