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Le conte du jour et de tout les temps d’Henri Gougaud…

” Un pèlerin, un beau matin, quitta la maison de ses pères et s’en fut pour Jérusalem. Comme il allait sur sa route droite il vit venir sur son cheval une femme vêtue de blanc.

– Salut, Madame. Qui es-tu ?

Elle répondit :

– Je suis la Peste.

– Et où vas-tu ?

– Dans ton village. J’y ferai quatre-vingt-dix morts.

– Quatre-vingt-dix morts ? gémit l’autre. Oh, dame Peste, c’est beaucoup !

– Pas un de plus, je te le jure.

Chacun s’en fut, poursuivant son chemin.

Après une année de voyage, le pèlerin revint chez lui.

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Il ne trouva dans son village que tombes moussues, herbes folles, portes battantes et toits crevés.

Il aperçut Madame Peste derrière un arbre sans oiseaux.

– Tu avais dit moins de cent vies, tueuse, gronda-t-il, et tu en as pris quatre mille !

– Certes non, répondit la dame. J’ai pris quatre-vingt-dix vivants, pas un de plus, comme promis. Tous les autres sont morts de peur. ”

Henri Gougaud, L’Almanach

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Un pèlerin, un beau matin, quitta la maison de ses pères et s’en fut pour Jérusalem.