CITATIONS DE CHRISTIAN BOBIN : J’ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d’être seuls

Laurence Baïdemir/ avril 10, 2018

CITATIONS DE CHRISTIAN BOBIN

Image crédit : Pixabay

CITATIONS DE CHRISTIAN BOBIN :

L’Epuisement de Christian Bobin :

J’ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d’être seuls et demandent au couple, au travail, à l’amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l’amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d’être seuls fait d’eux les personnes les plus seules au monde.

Geai de Christian Bobin :

« Quand on aime quelqu’un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu’à la fin des temps. »

La plus que vive de Christian Bobin :

On peut donner bien des choses à ceux que l’on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m’as donné le plus précieux de tout: le manque. Il m’était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore. Ma maison mentale, ma maison de coeur était fermée à double tour. Tu as cassé les vitres et depuis l’air s’y engouffre, le glacé, le brûlant, et toutes sortes de clartés.

L’homme-joie de Christian Bobin :

Il faut que le noir s’accentue pour que la première étoile apparaisse.

La plus que vive de Christian Bobin :

Le monde n’est si meurtrier que parce qu’il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s’autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l’empêchement de vivre, d’aimer.

Christian Bobin :

Aimer quelqu’un, c’est le dépouiller de son âme, et c’est lui apprendre aussi -dans ce rapt- combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés. Nous souffrons de forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.

Le Très-Bas de Christian Bobin :

« Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n’ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre. »

Geai de Christian Bobin :

« La vie est un cadeau dont je défais les ficelles chaque matin, au réveil. »

Les Ruines du Ciel de Christian Bobin :

A plus de 80 ans, mon père malade s’était levé dans le milieu de la nuit, paniqué, persuadé d’avoir oublié de rejoindre son poste à l’usine. Une détresse sans appel creusait ses yeux. Cette nuit-là j’ai haï la société et ses horaires qui crucifient les âmes nomades.

L’inespérée de Christian Bobin :

« Pour qu’une chose soit vraie il faut qu’en plus d’être vraie elle entre dans notre vie. »

La dame blanche de Christian Bobin :

Rencontrer quelqu’un, le rencontrer vraiment – et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare.
La substance inaltérable de l’amour est l’intelligence partagée de la vie.

La grande vie de Christian Bobin :

Je te revois préparer à manger pour les tiens. Ce travail infini pour lequel personne jamais ne vous remercie. Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c’est parce qu’une femme épuisée pose un plat sur la table à midi. Cette femme est la mère de tous les poètes. C’est en la regardant qu’ils apprennent à écrire . (p.122)

La grande vie de Christian Bobin :

Les livres agissent même quand ils sont fermés.

La Femme à venir de Christian Bobin :

Bien peu de gens savent aimer, parce que bien peu savent tout perdre.

Ressusciter de Christian Bobin :

On n’a qu’une faible idée de l’amour
tant qu’on n’a pas atteint ce point où il est pur,
c’est à dire non mélangé de demande, de plainte
ou d’imagination.

L’Epuisement de Christian Bobin :

Lire pour se cultiver, c’est l’horreur. Lire pour rassembler son âme dans la perspective d’un nouvel élan, c’est la merveille.

La présence pure et autres textes de Christian Bobin :

Deux biens sont pour nous aussi précieux que l’eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.

Une petite robe de fête de Christian Bobin :

Dans le moulin de ma solitude, vous entriez comme l’aurore,
vous avanciez comme le feu.
Vous alliez dans mon âme comme un fleuve en crue.
Et vos rives inondaient toutes mes terres.
Quand je rentrais en moi, je n’y retrouverais rien :
là où tout était sombre, un grand soleil tournait.
Là où tout était mort, une petite source dansait.
Une femme si menue qui prenait tant de place
: je n’en revenais pas.
Il n’y a pas de connaissance en-dehors de l’Amour.
Il n’y a dans l’amour que de l’inconnaissable.

Christian Bobin :

Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c’est pour toujours.

Christian Bobin :

Les livres sont des chapelets d’encre noir, chaque grain roulant entre les doigts, mot après mot. Et c’est quoi, au juste, prier. C’est faire silence. C’est s’éloigner de soi dans le silence.

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