Citations de Simone de Beauvoir : Le plus dur ce sont ces doutes

Laurence Baïdemir/ novembre 26, 2017

Simone de Beauvoir

Citations de Simone de Beauvoir : Le plus dur ce sont ces doutes

Le plus dur ce sont ces doutes, ces intermittences, ces vides si complets que je me demande parfois si tout ce qui est arrivé n’est pas un rêve. Et quand la joie revient dans sa plénitude, j’ai bien honte alors d’avoir eu la lâcheté de ne plus y croire.
[Simone de Beauvoir]

Le deuxième sexe, tome 1 : Les faits et les mythes :

Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité.

Mémoires d’une jeune fille rangée:

Malgré les promesses du ciel, je suffoquais d’horreur en pensant à la mort qui sur terre sépare à jamais les gens qui s’aiment.

Simone de Beauvoir :

Le secret du bonheur et le comble de l’art, c’est de vivre comme tout le monde, en n’étant comme personne.

La Force de l’âge :

Entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

Le deuxième sexe, tome 1 : Les faits et les mythes de Simone de Beauvoir :

On ne naît pas femme : on le devient.

Mémoires d’une jeune fille rangée :

Les pensées vont et viennent à leur guise dans notre tête, on ne fait pas exprès de croire ce qu’on croit.

Mémoires d’une jeune fille rangée :

Un seule chose, par instants, m’assombrissait: un jour, je le savais, cette période de ma vie s’achèverait. Cela ne paraissait pas vraisemblable. Quand on a aimé ses parents vingt ans, comment peut-on, sans mourir de douleur, les quitter pour suivre un inconnu ? et comment peut-on, alors qu’on s’est passé de lui pendant vingt ans, se mettre à aimer du jour au lendemain un homme qui ne vous est rien ?

Simone de Beauvoir :

Dans toutes les larmes s’attarde un espoir.

La Force de l’âge de  :

A dix-neuf ans, malgré mes ignorances et mon incompétence, j’avais sincèrement voulu écrire ; je me sentais en exil et mon unique recours contre la solitude, c’était de me manifester.

POURQUOI LIRE LES OUEVRS DE SIMONE DE BEAUVOIR AUJOURD’HUI ?

Philosophe, romancière, moraliste, essayiste et sans doute l’une des femmes les plus influentes de son siècle, Simone de Beauvoir a produit tout au long de sa vie une œuvre considérable.

Anticonformiste affirmée, elle aime prendre de front les controverses et mettre à bas les non-dits, comme l’illustre son éminent essai Le deuxième sexe, tome 1 : Les faits et les mythes Le deuxième sexe (Tome 2) – L’expérience vécue. Souvent considérée comme une pionnière du féminisme, elle a activement participé au mouvement de libération des femmes aux côtés de Jean-Paul Sartre, son amant de toujours. Son écriture s’articule principalement autour de deux axes thématiques, forts de leur dimension encore très actuelle : la remise en cause de l’éducation reçue et la critique de la condition féminine.

Née dans le 6 ème arrondissement de Paris, elle a bénéficié d’une éducation de qualité, poussée toujours plus par un père la considérant comme un fils « avec un cerveau d’homme ». Passionné de théâtre, le père de la jeune de Beauvoir suit des cours d’art dramatique et lui transmet son goût pour la littérature, si bien qu’à l’âge de quinze ans, la féministe en herbe affirme vouloir devenir un écrivain célèbre. Après avoir étudié à l’Institut Catholique de Paris et à l’Institut Sainte Marie de Neuilly, respectivement en mathématiques et en lettres, c’est à la Sorbonne qu’elle rencontre Sartre aux côtés de qui elle passera l’agrégation. Licenciée ès lettres et agrégée de philosophie dès 1929, elle enseigne à Marseille, Rouen et Paris et prend la plume dès 1943 pour rédiger son premier roman, L’invitée. Relatant l’histoire d’un couple tripartite, de Beauvoir peint avec finesse et originalité l’aventure psychologique de ses personnages sur un fond d’existentialisme. Le style littéraire de Simone de Beauvoir constitue par ailleurs l’une de ses marques de fabrique, puisqu’elle propose une écriture presque orale reflétant sa pensée nue dans une langue simple et parfois familière. Ayant la chance de côtoyer dès ses débuts les grands auteurs de sa génération, elle fonde en 1945 avec Sartre et d’autres comme Maurice Merleau-Ponty et Boris Vian, la revue des Les Temps Modernes, en vue d’offrir à l’existentialisme un écho auprès du grand public. Ardente avocate de cette philosophie, de Beauvoir s’intéresse à l’absurdité qui consiste à vivre dans un monde dans lequel nous n’avons pas choisi de naître.

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