Etre dans le contrôle revient à refuser de vivre, car contrôler signifie s’accrocher, enfermer, posséder…

Teddy Tanier/ octobre 1, 2019

Etre dans le contrôle
Image crédit : Pixabay

Le contrôle :

Etre dans le contrôle revient à refuser de vivre, car contrôler signifie s’accrocher, enfermer, posséder, ce qui va à l’encontre des grands principes de la vie, et plus nous tentons de contrôler les choses, le temps, les personnes, notre corps, notre image, les événements, plus l’angoisse nous habite, car en réalité la vie ne peut être contrôlée, elle se vit, tout simplement. Contrôler nous vide d’énergie et nous éloigne du moment présent.

Il suffit d’imaginer une personne en retard à un rendez-vous important.

Elle regarde sa montre toutes les 3 minutes avec l’angoisse qui monte d’un cran à chaque seconde qui passe. Son retard la projette partout sauf dans le moment présent, dans un premier temps dans le futur, car elle se voit déjà arriver en retard, elle s’imagine trouver une excuse pour cet incident, elle est stressée à l’idée de l’image que l’on se fera d’elle, elle visualise le pire et entretient ainsi l’angoisse, la peur, la colère…

Elle passe également de longues minutes dans le passé, en se disant qu’elle aurait dû partir plus tôt, prendre un autre chemin, ne pas converser avec son voisin avant son départ, elle cultive donc la culpabilité, les remords, l’anxiété …

Pourtant, ce qui est EST, alors autant se recentrer, s’ancrer dans le moment présent et accepter la situation qui nous échappe.

Car contrôler nous fait agir sans réfléchir puisque l’on se déconnecte de notre cœur, ainsi, cette personne en retard pourrait se mettre à conduire trop vite, à agresser des personnes qui la retardent davantage, et comme elle n’est pas ancrée dans le moment présent elle pourrait commettre un accident.

Nous tentons tous, à divers niveaux, de contrôler.

Ce qui constitue la clé la plus importante de notre libération est la prise de conscience de ce besoin de contrôle. En effet, on ne peut guérir ce que l’on refuse de voir, ainsi, dès lors que nous constatons ce déséquilibre la transformation a déjà commencé.

En toute logique, l’inverse de verbe contrôler est le lâcher-prise.
Comprenons que rien ne se contrôle réellement, le contrôle est une illusion qui rassure, mais en réalité la vie est incontrôlable, la vie est comme un cours d’eau, elle coule.

On peut essayer de créer un barrage sur un cours d’eau mais l’eau trouvera toujours une solution pour continuer, soit elle creusera le sol, soit elle débordera sur les côtés pour passer, et plus nous tenterons de barrer son chemin/contrôler, plus l’eau sera destructrice car usera de force pour circuler. Ainsi, plus une personne tente de contrôler, plus elle se blesse au final.

Nous contrôlons pour nous rassurer car le contrôle est une recherche de sécurité, pourtant, cela produit l’effet inverse, puisqu’en contrôlant on génère du stress, de l’anxiété, des difficultés à rester dans le moment présent… Plus on a peur plus on est dans le contrôle, et plus on contrôle plus on génère de quoi avoir peur, il est donc nécessaire de sortir de cette spirale.

Pour cela, il faut passer du contrôle à la maîtrise.

En effet, on ne peut contrôler les événements extérieurs, cela n’a jamais été possible, mais nous pouvons apprendre la maîtrise de soi, celle qui est salutaire et bénéfique, qui rassure et qui soigne. Maîtriser signifie être maître de son intérieur, et celui qui devient maître n’a plus peur de facteurs externes.

Pour revenir à mon exemple, cette personne en retard, si elle était maîtresse d’elle même, resterait centrée en son cœur, elle ne serait pas stressée car ses émotions n’auraient pas de prises sur elle, elle serait assez sage pour comprendre qu’on ne peut lutter contre ce qui est, par conséquent elle accepterait la situation comme elle vient et aurait la capacité de s’adapter.

Arrivée à son rendez-vous elle s’excuserait, tout simplement, car elle comprendrait que ce sont des choses qui peuvent arriver, et s’il y avait des conséquences négatives suite à son retard, elle se dirait qu’il devait en être ainsi. Elle ne vivrait ni dans les regrets, ni les remords ou le stress, ni avec la peur au ventre.

Elle saurait qui elle est : maître de sa vie, et n’accuserait rien ni personne pour ce qu’elle vit et traverse, car la maîtrise est aussi synonyme de connaissance, d’attitude responsable, de sagesse, de lâcher-prise, de liberté.

C’est un sacré travail de passer du contrôle à la maîtrise, mais cela est si bénéfique qu’il serait bien dommage de passer à côté !

Comme l’a dit Lao Tseu : « La maîtrise d’autres fait la force. La maîtrise de soi-même est le vrai pouvoir. »

Source : Emilie-Soin et Guérison

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